Un compromis. C’est, semble-t-il, ce à quoi sont parvenus le président de l’association Cause Animale Nord Antony Blanchard et le propriétaire de chevaux Escautpontois contre lequel l’association de défense des animaux avait déposé une plainte.

Rappel des faits : la semaine dernière, un bénévole de Cause Animale Nord s’est ému du sort de poneys, trop maigres à son goût, installés sur des lopins de terre de la zone industrielle d’Escautpont. À partir du vendredi, les membres de l’association portent à manger aux animaux. Le lendemain, un vétérinaire les examine, et « confirme l’état de santé cachectique* des animaux ». Le même jour, l’association décide de porter plainte, et charge son avocat de déposer, au tribunal de grande instance de Valenciennes, une demande de saisie immédiate des poneys. Hier, lorsque nous sommes allés les voir, le propriétaire des chevaux et son père ne comprenaient pas cette action. Surtout, ils reprochaient à l’association de n’avoir même pas essayé d’entamer un dialogue. « On peut toujours trouver un terrain d’entente, ils peuvent nous donner des conseils. Peut-être qu’il y a des choses qu’on ne sait pas, mais pourquoi attaquer tout de suite comme ça », estimait son père. Hier soir, après un long coup de fil, les deux parties ont décidé que le propriétaire confierait six poneys à Cause Animale Nord. Laquelle devrait également leur prodiguer des conseils. Et retirer sa plainte avant mardi, jour où l’audience avait été fixée.

 

*Cachexie : sous alimentation.

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