« Avant d’être un nugget, j’étais un être vivant et sensible. » Un passant bougonne. « Il y a des enfants tout de même. » Deux SDF se pressent au buffet. Ne faisant pas la fine bouche, ils trouvent gâteaux et « faux gras » à leur goût. Anthony Blanchard, président de Cause animale Nord, sort de sa tente… en slip. Jouant à tête, épaule, poitrine. Courageux par les temps qui courent. Journée mondiale sans viande. L’action a trouvé un prolongement ce samedi après-midi à l’angle des rues de Béthune et des Tanneurs. Quelques militants, végétaliens et lapin congelé à bout de bras, ont tenté, entre deux averses, de convaincre les passants du bien-fondé de leur action.

« Rappelons que nous sommes nous-mêmes des mammifères. » L’argument est imparable (non pas de lapin). « Cependant, les humains sont les seuls à avoir une voix pour pouvoir se défendre et décider de se faire manger ou non (sic). » Là, on est en droit de penser que le spécisme (discrimination fondée sur le critère d’espèce) peut conduire à des interprétations spécieuses. Plus sérieusement, c’est la maltraitance animale et la malbouffe qui ont été pointées du doigt. Ici de façon mordante.

Prochains happenings : le 19 avril, place Richebé, sur le statut juridique de l’animal et le 26, Grand-Place, contre la vivisection.


Lille : Cause animale Nord n’a pas froid aux yeux par lavoixdunord

Reportage : Stéphane Mortagne

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