Des combats de coqs avaient été organisés à Blendecques en juillet 2015. Le parquet de Saint-Omer vient de classer sans suite la plainte pour sévices graves et actes de cruauté envers animaux déposée par l’association Cause animale nord.

Le parquet de Saint-Omer a décidé de classer sans suite la plainte pour sévices graves et actes de cruauté envers animaux déposée par l’association Cause animale nord, à la suite de combats de coqs organisés dans la salle Aimé-Vasseur, à Blendecques, en juillet 2015.

« L’infraction n’était pas constituée, commente le procureur de la République, Sébastien Piève, car toutes les règles administratives étaient remplies. » La préfecture, malgré un refus dans un premier temps, avait fini par autoriser ces combats.

« Que leur culpabilité soit reconnue »

Une position que n’admet toujours pas Anthony Blanchard, président de Cause animale nord : « La loi de 1964 n’autorise les combats de coqs que s’ils font l’objet d’une tradition ininterrompue dans la commune et si un gallodrome y est toujours existant. Or Blendecques n’avait pas organisé de combats depuis 2010 et avait fait monter un gallodrome d’une autre ville dans la salle des fêtes. » Sa plainte visait la fédération des coqueleux et le maire de Blendecques, Rachid Ben Amor. « Je souhaite que leur culpabilité soit reconnue pour qu’il n’y ait plus de nouveaux combats de coqs à Blendecques », argumente le président de l’association.

« Je n’en organiserai plus jamais »

Aucun risque a priori de ce côté-là, tant que Rachid Ben Amor sera maire de la commune. « C’est terminé, je n’en organiserai plus jamais, jure l’édile. Je voulais juste créer un peu d’animation dans la ville, je ne m’attendais pas à un tel tollé. Je ne veux contrarier personne et je respecte les pensées des autres. »

Pas rassuré pour autant, le président de Cause animale nord indique qu’il fera appel de ce classement sans suite.

La Voix du Nord

Publié le 22/06/2016

D. MO

 

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