Désaccord sur la condition animale, hier, devant le chapiteau du cirque Gruss

Acheter des places de cirque, c’est cautionner la souffrance d’animaux

maltraités : voilà en substance le message que voulait faire passer Cause Animale Nord. Une quarantaine de personnes a donné de la voix sur le Champ de mars, devant le chapiteau du cirque Gruss. Au milieu des manifestants, Anthony Blanchard, président de l’association lilloise. Il dresse une liste impressionnante de sévices : on ne donne pas à boire aux animaux pendant la journée pour ne pas qu’ils urinent pendant les représentations, on tape les éléphants avec un bâton qui porte un crochet en son bout pour les dresser… « On veut ouvrir les yeux du public. Derrière les paillettes, il y a de la souffrance. » Alors, on est allé voir de l’autre côté, dans cette ménagerie qui se visite d’ailleurs et où l’on ferait subir les pires outrages aux animaux sauvages. On a croisé Tom Dieck junior (troisième génération de dresseur de fauves) : « C’est dommage que ces gens-là ne prennent pas le temps de voir comment on travaille. Il n’y a pas de métiers plus ouverts que ceux du cirque. Le cirque est construit autour des animaux, pas pour leur faire du mal ». On a taillé un brin de causette avec un régisseur : « On a 27 m² d’espace par animal. On a investi 200 000 E pour de nouvelles tentes pour les animaux ». On a croisé un type qui allait donner à boire aux éléphants : « Ils boivent 150 l par jour ». On a touché la fameuse baguette : il n’y avait pas de crochet métallique au bout.

 

EM. C.

 

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