Les chatons apprennent vite et réagissent bien aux caresses et aux autres témoignages d’affection, mais ils sont parfois timides et fragiles.

Pour réussir un apprentissage et instaurer des liens avec votre chaton, voici quelques règles de base très utiles. D’abord, donnez-lui le temps de se familiariser avec sa nouvelle demeure. D’où qu’il vienne (éleveur, société protectrice ou ami), il se sentira anxieux et seul. Parlez-lui doucement et caressez-le. Laissez-le s’habituer à votre voix, votre contact et votre odeur. S’il se blottit sous une table le premier jour, laissez-le faire: les chatons sont si curieux qu’il partira bientôt à la recherche d’un objet pour jouer.

Les premiers jours

Les premiers jours, laissez le découvrir une pièce ou une partie de la maison pour qu’il s’habitue à son nouvel environnement. Essayez de ne pas faire trop de bruit : baissez le son de la télévision, de la radio ou du lecteur de CDet n’organisez pas de soirée délirante pour fêter son arrivée. Ne le présentez pas à trop de gens. Il a besoin de s’habituer à ses nouveaux maîtres et à leur voix. Trop d’étrangers risquent de le perturber. Donnez-lui un peu de nourriture et laissez-le manger en paix. Les chats n’aiment pas manger en public.
Un chaton de quatre à huit mois demande de trois à cinq petits repas par jour. Veillez à ce qu’il ait toujours de l’eau fraîche à sa disposition, mais ne vous inquiétez pas s’il ne boit pas : l’eau contenue dans ses aliments lui suffit sans doute. Portez-le doucement dans sa caisse dès qu’il a fini de manger, car les chats font leurs besoins presque tout de suite après.

Faire connaissance

Les tout premier jours, essayez d’éloigner les autres animaux et les jeunes enfants, qui risqueraient de le taper, de l’attraper ou de lui courir après. Si le chaton se cache sous un canapé ou derrière le réfrigérateur, laissez-le tranquille. Une main sans corps se mouvant devant lui risque fort d’être griffée ou même mordue. Faites asseoir les jeunes enfants pour leur apprendre à le porter, car ils ont tendance à le laisser tomber dès qu’il commence à se tortiller ou à agiter les pattes.

Si le chaton vient rejoindre un autre animal de compagnie, chat ou chien adulte par exemple, donnez-leur le temps et l’espace pour qu’ils apprennent à se connaître, mais restez toujours à portée de voix. En cas de bagarre, laissez-les se débrouiller tout seuls. A condition, bien sûr, qu’il ne se passe rien de grave. Les retenir serait une source de tensions ultérieures. Veillez à prodiguer attention et caresses à votre ancien pensionnaire pour éviter toute jalousie. Si ce dernier est un animal de petite taille (lapin, cochon d’inde ou hamster), assurez-vous que le chaton ne l’embête ou ne l’effraye pas, et ne le délaissez pas pour votre nouveau pensionnaire.

Donner un nom

Un chaton reconnaît très vite son nom. Appelez-le en jouant, en le caressant, mais surtout en lui donnant à manger. S’il vient vers vous quand vous l’appelez, donnez-lui une friandise. Cela l’incitera à venir au moment des repas. Si vous avez décidé de lui permettre de sortir dans le jardin, ne le faites qu’une fois le chaton vacciné et habitué à son environnement et à ses maîtres. Les premiers jours, ne le laissez sortir que brièvement avant l’heure du repas et appelez-le souvent pour qu’il associe le jardin avec vous et votre voix.

Punir

On ne devrait jamais punir les chatons lorsqu’ils commettent quelque méfait. A un moment ou à un autre, à n’en pas douter, ils se rendront coupables de quelque forfait qui vous mettra en colère, mais un jeune chat, objet d’une sévère correction deviendra moins affectueux. Vous pouvez d’autre part, en le frappant lui faire plus de mal que vous n’en aviez l’intention tant ses os sont fins et en conséquence il se sentira moins en sécurité et nerveux. Si vous ne pouvez obliger votre chat à faire certaines choses, vous pouvez par contre l’encourager à les accomplir. C’est dans ce sens que vous devez l’éduquer et cela dès son arrivée chez vous. La propreté à la maison présente peu de difficulté car le chat est naturellement propre. Tant que les moyens de l’être lui sont fournis, un plat par exemple rempli à moitié de litière minérale, ou l’accès au jardin, il n’y aura pas de problème. Si par hasard survient un accident, parfois dû à un changement de régime, il ne faudra en aucun cas frotter le nez de l’animal dans ses excréments, mais lui montrer son plat afin de lui rappeler que c’est là et nulle part ailleurs qu’il doit faire ses besoins.

Les dangers de l’environnement

“La curiosité tue le chat”, dit le proverbe. Il peut en être ainsi si l’on ne prend pas la précaution de protéger l’animal des périls de notre société moderne. La cuisine fourmille de dangers cachés et un chat curieux pourra être victime d’accidents s’il n’est pas tenu à l’écart de la machine à laver le linge ou du lave-vaisselle. Les réchauds à gaz, les cuisinières électriques et les casseroles bouillantes peuvent être la cause de brûlures terribles si par mégarde il prend au chat la fantaisie d’aller voir d’où peut bien s’échapper la vapeur. Le mouvement de quelque nature qu’il soit attire toujours le chat; une flamme à l’air libre est également source de danger, aussi est-il sage de se méfier du feu jusqu’à ce que l’animal ait appris à le connaître.
Les voitures constituent un autre péril : un chat effrayé est toujours susceptible de se précipiter sur la route. Si vous vivez aux abords d’une voie fréquentée ne le laissez sortir que pour de courts instants et ayez toujours l’oeil sur lui ou, pourquoi pas, menez-le en laisse. On peut fort bien habituer un chat à la laisse, à condition toutefois de commencer très tôt. Assurez-vous aussi, lorsque vous sortez de votre garage, que l’animal ne vous a pas suivi.

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