Il ne devrait pas y avoir de « Rodilhan 2 ». Le préfet du Gard, Hugues Bousiges, avait en effet été on ne peut plus clair jeudi 17 octobre en soutenant haut et fort l’arrêté du maire du village gardois reléguant à plus de 400 m des arènes les militants anticorridas qui avait promis de manifester ce dimanche.

Ces derniers étaient bien présents ce dimanche, une importante manifestation avec quelque 600 personnes, se déroulant dans le village, entièrement bouclé par la gendarmerie et les CRS. Impossible notamment d’y pénétrer sans billet.

Les opposants manifestent contre deux corridas qui doivent avoir lieu ce dimanche, une ce matin sans mise à mort, une autre cet après-midi avec mise à mort.

La manifestation du matin s’est déroulée dans le calme. Mais aux alentours de 14 heures, la tension est montée d’un cran, les anticorridas essayant de rompre les barrières de sécurité. Des fumigènes ont été lancés et les forces de l’ordre ont répliqué à l’aide de gaz lacrymogène. Les gendarmes et CRS tentent toujours de les maintenir dans un périmètre situé à plus de 400 mètres des arènes. Le procureur de la République de Nîmes, Laure Beccuau, est actuellement sur place.

Ces dérapages font redouter ceux qui s’étaient déjà produits le 8 octobre 2011, où des militants de la cause animale avaient envahi les arènes du village. L’action avait entraîné des heurts qui doivent être prochainement examinés par la justice, à Nîmes.

Jean-Luc Parpaleix

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