Du 5 au 9 mars, le cirque Arlette-Gruss posera son chapiteau sur l’esplanade du Val de Scarpe. Un choix « inadmissible» pour Cause Animale Nord qui rappelle que « la France reste l’un des derniers
pays à accepter les cirques exploitant les animaux sauvages.
En mars dernier, la scène avait choqué cet habitant de la communauté urbaine travaillant à Arras :
« Chaque matin, je passais devant le cirque et je voyais ce tigre dans sa cage. Son regard était d’une tristesse. Ça me retournait pour la journée.»

En voilà un qui, comme Anthony Blanchard de l’association Cause Animale Nord, ne prendra pas place dans les travées du cirque Gruss. Avec son association, le Nordiste a déjà fait parlé
de lui à Arras en manifestant contre la méthode de production du foie gras. Cette fois, il ne manifestera pas dans la cité atrébate, « faute de temps », mais le cirque Gruss doit déjà s’attendre à le voir débarquer avec sa bande lorsqu’il sera en représentation
à Lille du 12 au 23 mars : « En général, on se présente avec des mégaphones,des pancartes, des affiches,des tracts. On fait une haie d’honneur devant l’entrée, on crie nos slogans et on explique les conditions de détentions des animaux.

Des conditions de Détention in humaines.

Parfois, les circassiens leurs répondent à grands renforts de barre de fer : « On a déjà subi des fractures. Des plaintes ont été déposées. » Ce n’est pas le cas chez Gruss : « Ils réagissent correctement. Ils nous laissent faire. Ils sont habitués à nous. »Malgré leur bon comportement face aux manifestants anti-cirque, Arlette-Gruss n’est pas exempt de tous reproches pour Cause Animale Nord : « Chez eux,les éléphants vivent sous chapiteau, enchaînés sur des planches des bois. » Au-delà de ces faits, qui auraient été vérifiés par l’association,le militant nous demande de nous mettre à la place de ces animaux exploités par les cirques : « Est-ce que vous aimeriez vivre en cage 23h par jour ? On vous sort le temps du numéro et on vous remet encage. Il faut voir derrière les étoiles, les paillettes et le maquillage. Il y a des animaux que l’on prive de liberté. » D’après lui, l’arrêté du 18 mars 2011 régissant les conditions de détention des animaux n’est pas respecté. Mais dans le Pas-de-Calais, une seule personne à la direction départementale de la protection des populations est chargée de ce dossier. Ce qui est trop peu à son goût.

Anthony Blanchard n’est pas tendre avec les municipalités acceptant d’accueillir ses structures : « C’est inadmissible. La France est un pays rétrograde en la matière.

Beaucoup de pays ont interdit les cirques travaillant avec les animaux sauvages :la Belgique, les Pays-Bas,l’Angleterre, l’Allemagne…En France, l’animal reste un meuble. C’est une loi qui date de l’époque de Napoléon, c’est dire…

Antoine DASILVA

« La meilleure réponse : qu’ils viennent voir nos installations ! »
Le cirque Arlette-Gruss connaît bien les associations de défense de la cause animale. Ils ont l’habitude de les croiser. « La meilleure des réponses : qu’ils viennent voir no sinstallations ! Mais eux, ils ne veulent pas », répond la communication du cirque. « Nos installations respectent les normes. Alors oui, nos éléphants sont attachés, mais quand les garçons ne sont pas avec eux. Oui, ils sont sur du bois, mais pour les isoler du sol. Et ils ne sont pas attachés avec des chaînes non plus. Nous faisons 28 dates en un an, ce qui veut dire que nos animaux ont leur parc. Ils vivent sans stress ! »

L’avenir de l’artois 26/02/2014

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