Ce sont des anneaux fendus que l’on écarte pour le placer autour de la patte, et ensuite le refermer. Les petites bagues ont de simples ailettes, alors que les plus grands peuvent être « verrouillées » grâce à un rabat sur les ailettes. Elles sont en aluminium ou en plastique, et sont multicolores. Elles se vendent par barrettes, et ne portent qu’un numéro de série, de 1 à 10 ou 1 à 20 selon le nombre de bagues sur la barrette. Certain sites proposent des bagues ouvertes en aluminium pouvant être gravée et personnalisées. Les bagues ouvertes n’ont aucune valeur légales, même personnalisées. Elles existent aussi en plusieurs diamètres.

Pourquoi baguer ouvert ?

Le principal intérêt des bagues ouvertes est qu’elles peuvent être posées à n’importe quel âge de l’oiseau, et leur grande gamme de coloris permet d’en faire de bons identifiants. Par exemple, elles peuvent servir à différencier les mâles des femelles, les nichées entre elles, les mutants et les porteurs de telle ou telle mutation…

Comment baguer ?

Pour placer une bague ouverte, il suffit de l’écarter, de la glisser le long du tarso-métatarse (et non pas sur le tibia comme dit pour simplification sur la vidéo) et de la refermer. Les petites bagues peuvent être pincées avec les doigts, tandis que les plus grosses seront verrouillées avec une pince.

Que faire si on trouve un oiseau bagué ouvert ?

Hélas, dans ce cas la bague ne vous aidera pas à identifier l’oiseau. Cependant, vous pouvez toujours mettre des annonces sur le net ou dans les journaux locaux, sans préciser la présence de la bague. Seul le vrai propriétaire saura vous dire que l’oiseau portait une bague ouverte et quelle était sa couleur.

Le revers de la médaille : ce qu’il faut savoir à propos des accidents liés aux bagues

Les bagues, fermées comme ouvertes, peuvent parfois représenter un danger. En effet un oiseau peut se coincer la bague (dans un jouet par exemple) et se luxer ou fracturer une patte en tentant de se dégager. Un autre exemple, si une infection ou un gonflement de la patte arrivait, la bague se transformerait immédiatement en garrot, empêchant la bonne circulation du sang, et pouvant aller jusqu’à s’incruster profondément dans la chair si le problème n’est pas rapidement décelé. Il en ira de même avec une bague d’un diamètre inadapté et trop petit. Ce sera aussi le cas avec une bague trop lâche, qui peut glisser au dessus de l’articulation de la patte et se loger sur le tibia, comprimant ainsi directement le muscle de la patte et pouvant provoquer des blessures.

Il convient donc d’être prudent lorsqu’un oiseau possède une bague. Non pas qu’il faille paniquer et aller la faire ôter sur le champs (quoi que beaucoup de vétérinaires le recommandent, surtout avec les bagues ouvertes qui n’ont aucune valeur d’identification et qui se retirent facilement), mais il vaut mieux penser à vérifier régulièrement qu’aucune particule n’est passé sous la bague pouvant provoquer une irritation (un morceau de graine par exemple). D’ailleurs, dès l’acquisition de l’oiseau, et tout au long de sa vie par la suite, il convient de s’assurer que la bague est suffisamment grande et qu’elle tourne bien librement autour de la patte.

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