Pour les uns, ils ont été chargés au moment de dérouler leurs banderoles. Pour les autres, ils n’ont pas respecté le périmètre de sécurité de l’enceinte du cirque.

Vers 16 h 30, hier, de brefs heurts ont éclaté entre manifestants de la cause animale et le personnel du cirque Lydia-Zavatta, installé depuis vendredi sur le parking d’Auchan Petite-Forêt.

Au milieu de l’après-midi, un groupe de 25 personnes se revendiquant de diverses associations de la cause animale (LPA, Fondation Brigitte Bardot, 30 Millions d’amis….) avait en effet décidé de manifester devant le cirque. « Nous manifestons pacifiquement », indique Anthony Blanchard, porte-parole de la délégation. Mais selon lui, au moment de dérouler les banderoles, « les circassiens nous attendaient avec des barres de fer, déclare-t-il. Ils se sont alors avancés jusqu’à l’entrée du cirque. » Commencent alors les hostilités : « des obscénités » sont proférées, « un homme a même montré son sexe », poursuit le porte-parole, avant que le personnel ne les agresse physiquement. « Cinq personnes ont été blessées », assure Anthony Blanchard à sa sortie du commissariat après avoir déposé plainte. Des contusions essentiellement. « Deux de nos voitures ont également été dégradées. » « Nous, on n’a rien à cacher », assure Steeve Caplot, le directeur du cirque et dresseur fauves, qui regrettent qu’il n’y ait pas de dialogue possible avec ces associations militantes. « Ils ne viennent pas là pour discuter. » Cependant, « je n’étais pas contre leur présence, mais ils n’ont pas respecté leur engagement. » Selon Steeve Caplot, « ils sont libres de faire ce qu’ils veulent à l’extérieur des barrières, mais là, ils ont cherché à les franchir. Ils n’ont pas le droit, insiste le directeur, par mesure de sécurité. » Celui-ci ne cache pas que quelques-uns de ses hommes se sont donc chargés de repousser les militants. Mais agacé, il insiste : « Ils n’ont même pas demandé à voir nos animaux ! Ils se seraient rendus compte que tous sont bien traités. Moi aussi je suis un défenseur de la cause animal ! » assène-t-il.

Les cinq militants agressés ont déposé plainte dans l’après-midi au commissariat de Valenciennes. Anthony Blanchard assurait de son côté que les autres participants le feraient auprès des commissariats proches de leurs domiciles et que la Fondation Brigitte Bardot se constituait partie civile dans cette affaire. « Demain (aujourd’hui), nous interviendrons auprès du préfet, du procureur, des magasins Auchan et du maire de Petite-Forêt, maintient le porte-parole des associations. Ce n’est pas normal ce qui s’est passé ! » Pour le dresseur et directeur du cirque actuellement à Petite-Forêt, une démarche similaire sera entamée aujourd’hui, lundi. À suivre…

 

GRÉGORY AUTEM

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