– L’association Cause animale Nord aurait -elle décidé de faire la guerre à la SPA ? La guerre, peut-être pas mais remettre en cause le travail de l’association, c’est sûr.

Après la parution d’un article dans notre édition de jeudi, Anthony Blanchard, le président, nous a fait parvenir un communiqué : « La SPA de Marly n’a jamais effectué de contre-enquête et expertise sur les poneys d’Escautpont. (…) La SPA se couvre sur un certificat vétérinaire effectué à la demande du propriétaire des poneys. Il est inacceptable qu’une association ayant eu connaissances des faits avant notre association ne soit pas intervenue, les recours en justice sont possible en France. » La SPA, par la voix de son président, Emmanuel Sandevoir, ne partage pas cet avis : « On n’a pas attendu après eux pour faire notre travail. Nous avons dialogué avec le propriétaire. Nous avons eu un certificat vétérinaire et je doute qu’un vétérinaire rédige un certificat de complaisance. On ne pouvait pas aller plus loin. Nous, nous ne cherchons pas à polémiquer. Chaque association a fait son travail. »

Cet Escautpontois montré du doigt pour mauvais traitements par Cause animale était propriétaire de dix poneys. Sept ont été examinés par un vétérinaire du Valenciennois mandaté par cette association le 12 août. Son constat ? « Cinq poneys étaient présents à la barrière : une jument alezane très maigre, une jument baie très maigre également mal muée, un poulain alezan rachitique et mal mué, une pouliche alezane rachitique et mal muée, un hongre dans un état normal. (…) Une jument baie et son poulain alezan présentaient de la cachexie. » Cause animale a déposé un référé. Après dialogue avec le propriétaire, trois hongres « en bon état et castrés » dixit Anthony Blanchard lui ont été laissés ; « on a conseillé le propriétaire sur ses obligations légales. Et on doit repasser sous une quinzaine de jours pour contrôler l’état des animaux ». Les six autres (deux poulains de 3 et 4 mois, une pouliche de 18 mois, deux ponettes de 9 et 23 ans et un hongre de 10 ans), ont été « mis en sécurité » et depuis lors bénéficient « d’une alimentation plus riche et d’apports en vitamines. On leur fait prendre du poids ». Ils ont aussi été identifiés, vaccinés et parés (la corne du sabot a été enlevée) ; les mâles ont été castrés. Retapés, ces animaux seront proposés à l’adoption « sous contrat de notre association ».

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