Il faut tout d’abord faire une visite chez le vétérinaire qui pourra déterminer la cause. Et vous donnez un traitement adapté.

– Le rééquilibrage du régime alimentaire se fera très simplement en donnant un aliment complet en croquettes et en bannissant les graines. Il est parfois difficile de changer une alimentation à base de graines pour une alimentation à base de croquettes. Dans ce cas, sachez que ce changement est tout simplement IMPOSSIBLE si vous même, n’êtes pas persuadé de l’intérêt qu’il y a POUR L’OISEAU d’opter pour ce type de nourriture ! La longévité
de l’oiseau est à ce prix !

La transition doit être graduelle, sur une semaine. On peut cacher quelques graines sous les granulés, proposer des granulés seulement la journée et seulement quelques graines le soir, manger à côté de l’oiseau en lui donnant des granulés, placer un miroir dans la cage et poser les granulés dessus, écraser les granulés en poudre, recouvrir transitoirement les granulés d’huile aux oméga 3,… Il faut également donner des fruits et légumes (pas d’avocat car toxique) qui seront retirés de la cage après quelques heures afin d’éviter les proliférations microbiennes.

– Il faut chercher à modifier leur comportement : abaisser la température ambiante, augmenter l’hygroscopie (saturateurs en hiver, humidificateurs), essayer de détourner leur attention (morceaux de bois frais à ronger, jouets régulièrement renouvelés, incitation à rechercher la nourriture, placée en différents endroits de la cage … ), inciter à prendre davantage d’exercice, procurer un «coin-refuge» où l’oiseau puisse se réfugier, s’il désire s’isoler des regards (boite en bois), exposer fréquemment l’oiseau au grand air et au soleil, dans tous les cas, le placer dans une pièce claire, bien aérée (air filtré, ionisé), procéder à des brumisations régulières (eau de source tiède). Il est indispensable de respecter le rythme nycthéméral (alternance jour/nuit), l’idéal étant de placer l’oiseau, dès la tombée de la nuit, dans une pièce obscure, au calme (éviter de céder, si le perroquet insiste pour voir une émission de télévision !). Il doit pouvoir bénéficier d’un sommeil réparateur de 10 à 12 heures quotidiennes. L’introduction (après quarantaine) d’un compagnon de cage peut parfois être bénéfique, en détournant le centre d’intérêt de l’oiseau, à condition qu’il y ait entente réciproque (sinon, gare aux prises de bec !).

Lorsque cela est possible, dans les cas de picage rebelle, une bonne solution consiste à placer le perroquet en volière extérieure, dés la belle saison venue, ou à défaut,
dans un autre environnement.

– De l’iode peut être amené, sous forme de vétédine, dans l’eau de boisson, de façon à stimuler la production de nouvelles plumes.

– De façon à éviter l’apparition de troubles comportementaux : dans tous les cas, il faut ignorer l’oiseau qui se pique. Si on lui prête attention dans ces
moments là, on crée un renforcement de ce trouble.

– éviter la création d’une imprégnation trop prononcée vis à vis de son perroquet, l’encourager à s’amuser seul (et penser à renouveler les jouets destinés à cet usage), éliminer tout objet qui inquiète ou effraye l’oiseau, quitter la pièce dès que l’oiseau entreprend de se piquer, le récompenser s’il se comporte bien et, s’il présente des signes d’angoisse de séparation, lui donner à manger et / ou éventuellement le brumiser (eau de source dispensée au moyen d’un vaporisateur), de manière à l’inciter à faire sa toilette. Pour lutter contre l’angoisse de séparation, chez un oiseau ayant tendance à être très imprégné de son maître, il est conseillé de « désensibiliser» l’oiseau en le laissant quelques heures, voire un à deux jours par semaine, en garde, chez une autre personne, tout en lui procurant, en récompense ses jouets et ses aliments favoris. Ce changement radical d’environnement peut contribuer à diminuer son anxiété, à le sécuriser. Les jouets fournis doivent être attirants pour le perroquet et suffisamment malléables pour être mâchés : branchages, carton interne de rouleau de papier essuie-tout ou de papier hygiénique, par exemple …

– Enfin un traitement anxiolytique par injection (toutes les 3 semaines) ou par voie orale, sur une période d’au moins 6-8 semaines est d’un grand secours même si le résultat est toujours aléatoire.

– Mettre de nouveaux jouets, changez les de place, divertissez vos amis !

Dans certains cas ” rien ne fonctionne ” .. Mais ne baissez pas les bras, continuez de chercher !

Leave a Reply

Your email address will not be published.