Ca ne devrait pas arriver mais, si le pire n’est jamais certain, la vie est pleine d’imprévus… et de contrariétés. Donc, par un trou du grillage, suite à un collier ou une laisse en fin de vie, en poursuivant du gibier, ou encore entraîné par une mauvaise fréquentation, votre fidèle compagnon a disparu ou vous a faussé compagnie.

Gérer l’urgence
Inutile de courir partout pour le chercher, ce qui ne ferait que vous épuiser et diminuerait les chances de le retrouver. Il vaut mieux rester, en appelant au maximum de votre voix, à l’endroit où vous l’avez aperçu pour la dernière fois si vous êtes en promenade, en forêt en particulier. Si la nuit tombe ou que vous ne pouvez attendre, allez chercher sa couverture ou laissez un vêtement qui vous appartient (vous êtes plus sûr de retrouver la couverture… ) et revenez de temps en temps. S’il vous attend à l’endroit et que vous le voyez revenir vers vous en courant, il ne faut surtout pas le gronder car associer son retour à une réprimande aurait des effets négatifs.

De toute façon, dès que vous êtes en mesure de le faire, prévenez, en communiquant le numéro de tatouage ou de puce ainsi que la description précise de l’animal :

en milieu rural, d’abord la mairie ;
la gendarmerie ou la police ;
surtout les fourrières, et pas seulement celle de votre secteur (le chien peut changer de département) mais également celles des environs ;
les vétérinaires peuvent aussi être utiles dans cette épreuve ;
ICAD :0810 778 778, car elle sera automatiquement contactée pour la recherche d’un propriétaire.
Bien entendu, les fourrières sont chargées de rechercher systématiquement les propriétaires. Cependant, entre les tatouages illisibles et les puces démagnétisées, il est préférable de prendre les devants.

L’attente est toujours angoissante d’autant que, outre les dangers auxquels il est exposé, vous êtes (vous ou les gardiens au moment de la fuite) civilement responsable des dommages que votre animal en liberté peut causer, par exemple un accident de la route. C’est aussi cela la responsabilité du maître : vérifiez donc votre contrat d’assurance responsabilité civile et sa couverture.

Mettre toutes les chances de votre côté
Tout d’abord, en matière de prévention, la clôture de votre jardin doit être irréprochable : d’un grillage suffisamment résistant, aucune faiblesse, notamment dans les raccords, ne doit pourvoir être exploitée. Quant à la hauteur, un bon test est le suivant : debout sur les pattes arrière, les pattes avant ne doivent pas toucher le haut de la clôture. Attention cependant, certains athlètes ne sont même pas arrêtés par la hauteur ainsi déterminée. Et si cela doit vous faire une clôture dépassant les règles d’urbanisme, il vaut mieux alors éviter de l’exposer aux tentations.

Par ailleurs, assurez-vous que la laisse et le collier sont en bon état et suffisamment robustes. Je déplore que trop de boucles de colliers soient en plastique mal (ou trop bien) étudié. Misez donc sur la qualité d’un matériel professionnel de bonne marque, il n’y a pas de secret. Les laisses et colliers que j’utilise sont jetés principalement à cause des mordillements.

Enfin, la médaille avec votre nom et vos coordonnées téléphoniques est incontournable et il est important de signaler à la Centrale Canine les changements d’adresse ou de numéro de téléphone dès qu’ils ont lieu : les bonnes informations sont ainsi disponibles quand elles sont nécessaires, sans perte de temps.

Mais en plus de tout cela, il est fondamental de posséder un bon rappel. Si c’est l’une des premières choses que l’on travaille en éducation, ce n’est pas un hasard. Ce conditionnement, qui crée un lien fort avec le maître, est indispensable pour promener votre chien en confiance attaché ou en liberté, là où il y a le plus grand risque de fuite. Il convient donc de bien l’acquérir par des exercices et de l’entretenir en le pratiquant au quotidien avec de petits rappels de temps à autre.

Par Dog Arnaud

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