Publié le 03/02/2015

Jérémy Lemaire

Mille seize kilomètres. C’est la distance que doit parcourir Moka, jeune chaton salicétain, pour rejoindre sa famille d’accueil à Bandol, sur la côte méditerranéenne. Une association de défense des animaux est en train d’organiser la logistique pour lui faire faire ce trajet à moindre coût.

 

L’appel a été lancé sur les réseaux sociaux par la Cause animale Nord (CAN). Cette association de protection animale cherche des volontaires pour transporter un colis un peu spécial : un chaton de deux mois, Moka, qu’une famille de Bandol, dans le Var souhaite adopter. Problème : l’animal est Ch’ti. Et pour lui faire traverser la France, la CAN a besoin de volontaires. « On recherche sur Internet, sur les sites de covoiturages des personnes qui font ce trajet et qui acceptent de le transporter », explique Antony Blanchard, le président de cette association lilloise. Des personnes lambda, pas forcément bénévoles ou membres de l’association, mais qui acceptent de prendre en charge l’animal. Et si personne ne fait le trajet d’une seule traite (on imagine que Saulzoir-Bandol, ça n’est pas forcément l’itinéraire le plus courant), l’asso met alors en place un système de relais : « On avait une possibilité pour un Saulzoir-Cambrai. Finalement, ça n’est pas possible. Mais on peut faire des étapes, avec un arrêt de deux ou trois jours dans une famille d’accueil. »

Famille d’accueil

Les familles d’accueil, un élément essentiel de la chaîne pour la Cause animale Nord. Moka est d’ailleurs actuellement hébergé chez une famille à Saulzoir, qui a recueilli une chatte et toute sa portée (dont Moka) il y a un peu plus de deux mois. Deux d’entre eux ont déjà été adoptés. L’un dans le Pas-de-Calais et l’autre en Seine-Saint-Denis. « On fait adopter les animaux sur toute la France et même jusqu’en Belgique et au Luxembourg », détaille Antony Blanchard. Ce type d’opération de transport est donc devenu assez courant pour l’association. « C’est beaucoup de logistique, mais en termes de frais, on fait appel aux bonnes volontés et si finalement, on est obligé de payer le transport comme par exemple le covoiturage, c’est rajouté aux frais d’adoption. » N’empêche, on peut se demander pourquoi aller si loin pour faire adopter un chat ou un chien. « Pour donner plus de chances aux animaux », argue Antony Blanchard qui explique être exigeant sur les critères d’adoption : « On peut sélectionner le meilleur dossier. Ça n’est pas le premier venu, le premier servi. » Moka peut donc être tranquille : la famille qui l’attend a été passée au crible. Et en plus, il va se la couler douce sur côte d’Azur.

Une vraie vie de chat.

Pour tout contact : can@cause-animal-nord.fr ou 06 88 19 86 96.

la voix du nord

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