Nous vous relations hier les accusations de trafic de viande de cheval mettant en cause l’abattoir de Valenciennes. Jean-Pierre Pessot, directeur du site, a certifié dès hier matin que son entreprise était « mise hors de cause par les services de l’État ». Il est, dit-il, « Tombé des nues » en apprenant la nouvelle dans la presse, et ne comprend pas pourquoi son abattoir a été cité, aux côtés de ceux d’Alès (Gard) et Pézenas (Hérault), entre autres.

De con côté, une vétérinaire belge nous a certifié que seuls trois chevaux étrangers (dont un belge) avaient été abattus à Valenciennes, mettant l’abattoir également hors de cause.

Selon le procureur de Charleville-Mézières, chargé de l’enquête, « des vétérinaires belges et français auraient falsifié les carnets de santé des chevaux pour les faire passer en viande propre à consommer ».

Un « mafieux » belge ?

Ce qui les laisserait à penser que les abattoirs ont eux-aussi été abusés. Le dossier devrait se déplacer prochainement du côté du parquet de Montpellier ou Marseille et non à Valenciennes.

Selon la Coordination rurale (2e syndicat agricole français) et la Fédération nationale des éleveurs professionnels d’équidés (FNEPE), c’est un réseau mafieux belge qui aurait mis en place ce trafic. Il aurait acheté des chevaux de selle à des centres équestres ou des particuliers, en leur promettant une retraite paisible.

Il aurait ensuite falsifié leurs carnets de santé et tenté de les faire abattre pour les écouler dans l’alimentation humaine, alors que beaucoup de chevaux de loisirs ont reçu un traitement médicamenteux qui les rend impropres à la consommation, rapportent.

La fraude pourrait donc bien venir d’une falsification des carnets de santé, mettant hors de cause les abattoirs français, donc celui de Valenciennes. Les parties se renvoient la balle, promettant une action en justice pour faire toute la lumière sur cette affaire plus complexe qu’il n’y paraît.

Publié le 30/08/2013

Par La Voix du Nord

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