Société La Fête lilloise du cirque perturbée par des manifestants

Ils défendent la cause des bêtes sauvages et n’en veulent pas dans les cirques. Une trentaine de manifestants s’étaient donné rendez-vous devant la Grande fête lilloise du cirque, dimanche, pour dénoncer l’exploitation des animaux qui accompagnent les artistes dans leurs tournées.

« Un manque de transparence »
« Nous réclamons l’interdiction des cirques avec des numéros d’animaux en France, comme c’est le cas dans de nombreux pays d’Europe, dont récemment la Grande-Bretagne », souligne Antony Blanchard, président de Cause animal nord. En 2009, la ville de Creil a aussi interdit ce genre de cirques sur son territoire. « Les enfants viennent au cirque pour les clowns, mais aussi pour les animaux », plaide un spectateur. Une autre ne comprend pas les motivations des associations de protection des animaux : « Il y a des sujets plus importants pour se mobiliser ». Le producteur Thierry Fééry a tenu à s’expliquer auprès des manifestants. « Je suis le premier révolté quand certains cirques maltraitent les animaux. Ici, ce n’est pas le cas », lance-t-il. « Un dresseur qui frappe ses bêtes ne rentre pas ici », affirme Eric Monteil, responsable logistique du cirque. « On s’occupe de onze tigres qui sont nés chez nous, s’ils se reproduisent, c’est qu’ils sont bien traités », assure Alexandra Bormann-pauwels, septième génération de dompteurs. Les éléphants du cirque Caseselly, en revanche, ont été capturés en Afrique. « Il y a un manque de transparence », regrette Fanny, une militante qui dénonce aussi des ripostes parfois violentes des gens du cirque. Deux mondes qui ne peuvent pas se comprendre.

Gilles Durand

Leave a Reply

Your email address will not be published.