Les travaux menés dans la résidence Pierre-et-Marie Curie depuis plusieurs semaines ont été perturbés par des résidents inattendus. Les caves de l’immeuble appartenant à Vilogia sont occupées depuis de nombreux mois par une dizaine de chats, gênant la réhabilitation du bâtiment.

 

 

« C’est un problème récurrent à Wattignies, rappelle un agent travaillant pour le groupe immobilier, cette résidence a connu le même souci il y a une quinzaine d’années ».

 

En réaction face à ces locataires indésirables, le bailleur social a décidé de mener une campagne de « trappage » des chats errants. en partenariat avec l’association Cause Animale Nord (CAN). « Les ouvriers et habitants ne pouvaient plus continuer dans ces conditions, explique Caroline Deloose, responsable de site pour Vilogia, il fallait intervenir dans les caves pour notamment régler le problème des puces, dont ils sont infestés ». Une cage a donc été installée ce mardi dans les sous-sols de l’immeuble. « Chaque animal sera stérilisé puis relâché dans un autre secteur . Les chatons seront proposés à l’adoption », précise Anthony Blanchard, président de l’association de protection des animaux.

 

« C’est une première qui représente un coût important pour le groupe, d’autant que la commune n’intervient en rien dans cette opération », ajoute la responsable de site pour Vilogia. L’intervention pourrait durer plusieurs semaines, avant d’être généralisée à d’autres résidences dans le reste de la métropole. Par exemple, Cause Animale Nord (CAN) dénombrait au moins 300 chats errants dans les rues lilloises au début de l’été. « La mairie de Lille n’a aucune politique de protection des animaux », déplore Anthony Blanchard, le président de l’association qui envisage de porter plainte contre la municipalité.

 

Un problème touchant toute la métropole

 

 

Non subventionnée par les communes de la métropole, l’association compte sur les dons de ses adhérents pour financer les campagnes semblables à celle menée à Wattignies. « La stérilisation d’un chat nous coûte entre 50 et 85 € », explique le bénévole. « La solution passe par une prise de conscience de la part de la population, ajoute-t-il, la stérilisation doit être automatique pour éviter que les animaux laissés en liberté par leurs propriétaires ne se reproduisent excessivement ».

 

Mais les maîtres ne sont pas toujours prêts à dépenser une centaine d’euros pour une telle opération. « Les dispensaires vétérinaires sont souvent plus abordables, mais il n’y en a aucun dans la métropole », conclut le fondateur de CAN.

 

Renseignements au 06 88 19 86 96, ou sur can@cause-animale-nord.fr.

 

La voix du Nord

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